Sage Lahorie – Poète contemporaine en Normandie : Mon parcours d’écriture
Qui se cache, ou au contraire, se découvre derrière les mots ?
Je suis Sage Lahorie, une poète d’aujourd’hui dont le parcours s’enracine en Normandie. J’aime à dire que mes écrits oscillent entre Éros et Thanatos, capturant les grandes passions de la vie et de la perte. Malgré une publication encore discrète, la force de mes textes a déjà été éprouvée devant le public, lors de différentes lectures et présentations.

Aux origines
Je suis normande, mais mes parents sont haut-alpins. Je suis née à Bourg-Achard dans l’Eure. La famille a ensuite posé ses valises en Seine-Maritime : j’ai grandi à Elbeuf jusqu’à l’âge de 14 ans, puis à Sotteville-lès-Rouen.
J’ai effectué mes études dans l’agglomération rouennaise : en Arts appliqués au lycée Jeanne d’Arc de Rouen puis un cursus en architecture à l’École Nationale d’Architecture de Normandie.
Concernant ma vie professionnelle : j’ai débuté en 1995 en cumulant parfois plusieurs emplois avant d’intégrer le ministère de la Culture. J’ai partagé ma carrière entre la défense du patrimoine architectural et celle de la langue française. J’ai d’abord travaillé en région parisienne.
Aujourd’hui, revenue sur la terre de mon enfance, je suis les pas de Mérimée dans la protection et la conservation du patrimoine : j’ai rejoint le service dit « des bâtiments de France ».
Quant à ma vie personnelle : je suis l’heureuse maman d’une adolescente.
La poétesse Sage Lahorie, elle, est née en 2006. J’avais 33 ans. Je me suis présentée sous ce pseudonyme alors que je participais à une scène ouverte organisée par l’association Rencontres Européennes-Europoésie présidée par Joël Conte. C’est la première fois que je sortais de ma tanière pour faire découvrir mes textes.
L’origine de ce nom de plume ?
Sage vient de « Sophie », mon prénom de naissance. J’y suis très attachée : ma maman l’a choisi à la suite d’une de ses lectures. J’aime savoir qu’il sort d’un roman. Sophie est le prénom de l’héroïne d’une suite romanesque La lumière des justes, écrit par Henri Troyat. Je l’ai donc conservé en prenant son origine grecque.
Quant à Lahorie ? – Et non lahurie, même si la folie n’est pas loin : il vient de la nouvelle Le Horla de Guy de Maupassant. J’ai découvert ce texte au collège et ne l’ai jamais oublié. J’en ai gardé l’idée du renvoi à l’autre.
Alors, un jour, je me suis dit : comme pseudo, c’est ce qu’il me faut. C’est mon autre visage. Celui de l’auteure que je suis.
« Le Horla » donc.
Inversez les syllabes et vous lisez « Lahor ».
Sage Lahor.
Côté sonorité, il manquait quelque chose.
J’y ai rajouté « ie ».
Et, voilà : Sage Lahorie.
D’ailleurs, Maupassant a puisé dans des œuvres littéraires pour créer les pseudonymes qu’il a utilisés. Guy de Valmont fait référence aux Liaisons dangereuses et il a emprunté Maufrigneuse à l’œuvre de Balzac.
Je me suis donc doublement inspirée de l’un des auteurs les plus connus de Normandie.
Cheminement littéraire
Les débuts dans l’écriture
Mes premiers souvenirs poétiques remontent à l’école primaire. Dans la classe se trouve le tableau vert : le tableau des vers quand le maître le retourne et qu’on découvre une poésie à recopier. Le maître nous la lit. Il nous pose des questions, puis il nous explique le sens, la genèse de ce texte, le contexte. Pour certains élèves, le fait de devoir apprendre par cœur, c’est du labeur. Moi j’en garde un magnifique souvenir. Bon, passer devant les camarades, ce n’est pas alors ce que je préfère
Il y a aussi ce poème qui parle d’un poisson rouge. Il comporte le terme «inouï». Je m’en souviens à cause de ce tréma sur le i. Cet adjectif m’avait beaucoup intrigué. C’est un peu bête, non? Pourtant, je me le rappelle encore aujourd’hui. C’est dire le pouvoir des mots et de la poésie.
C’est à la même époque que je commence à écrire. À sept ans, j’écris une lettre pour Noël à ma mémé : «Histoire de Sophie». Je l’ai toujours. Ma grand-mère l’a précieusement conservée. J’écris aussi à l’adolescence : de la prose, comme de la poésie. Je ne suis pas d’études littéraires, mais j’apprends par moi-même. Encore et toujours.
Construction d’une voix poétique
D’un jour sombre jaillit un peu de poésie
Un fait divers.
Comme vous en avez déjà lu.
Comme j’en ai lu.
Nous n’imaginons pas qu’un jour, ça nous touchera.
Nous sommes toujours à distance
de ces existences
qui explosent.
La faute à pas de chance.
Et, nous passons à autre chose.
Le 26 juillet 2002, dans le Paris-Normandie, paraît un article.
C’est un morceau de ma vie.
Un bout de papier
scotché
dans mon agenda
de cette année-là.
Le jeudi 25 juillet 2002, le soleil brille.
À neuf heures, ma vie part en vrille.
J’apprends
que je ne dirai plus jamais maman.
Celle-ci a déployé ses ailes,
avec son corps si frêle.
Il y a des jours sombres
où l’on est que l’ombre
de soi-même.
La vie quand même.
La vie malgré tout.
Même si parfois
le fou
n’est pas loin.
Alors, prendre soin
de soi.
Envie d’échapper
à cette triste réalité.
S’évader,
s’en aller.
Envie de partir,
de déguerpir.
Mais fuir ne mène à rien.
Et, puis, y’a le quotidien.
Pour qu’il soit supportable
me mettre à la table.
Sur une feuille blanche,
je me penche.
Et j’écris,
j’écris, j’écris…
Je crie le silence
de son absence.
Retrouver le chemin de l’écriture via une tragédie.
Je ne l’ai pas choisi.
Mais ça m’a sauvé la vie.
Depuis je suis partie… en poésie.
Et j’écris la vie
entre Éros et Thanatos.
Pendant quelques années, j’écris seule dans mon coin.
En 2006, ma vie croise le chemin de l’association Rencontres Européennes-Europoésie. C’est là que j’utilise pour la première fois le nom de Sage Lahorie, pseudonyme dont j’ai expliqué la genèse plus haut.
Tout change.
Je rencontre beaucoup de monde. Je sors. Je n’ai peur de rien. J’écris beaucoup. Je lis aussi. Je remporte quelques prix qui me donnent confiance.
Retour au calme plat en 2012.
Enfin, côté poésie. Pour le reste, je me dépatouille comme je peux avec ma vie de maman solo.
En 2018, je rencontre Philippe Dupont, auteur de poésie. On décide d’organiser des soirées poétiques où chacun lit ses textes.
En parallèle, ma vie personnelle évolue : une rencontre, et mes mots aussi se modifient.
C’était bien reparti, mais le covid s’en mêle.
La pandémie met entre parenthèses ma vie sociale et mes projets poétiques… jusqu’à la fin de 2022 : une rupture et les mots reviennent en force.
En 2024, on me contacte pour me demander l’autorisation d’enregistrer un de mes textes pour un spectacle. Cette collaboration me booste et tout s’accélère.
Cette même année, je suis invitée au 3e festival de poésie de la Tour poétique organisé par l’association Apulivre.
Je sors à nouveau et découvre des lieux où la poésie vit et s’épanouit à Rouen.
Et je décide de créer mon site internet pour présenter mes œuvres à un plus large public.
Mon univers poétique
Mes mots sont intimement liés à mon vécu. Mais je ne sais jamais à l’avance ce que je vais écrire. Il faut vivre, ressentir, oublier puis se rappeler, et alors, écrire.
C’est comme le dit Rainer Maria Rilke dans Les cahiers de Malte Laurids Brigge : « Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses… Ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers. »
Pourquoi j’écris de la poésie ?
J’ai écrit de la poésie pour survivre.
Puis, j’ai écrit parce que c’était devenu une nécessité.
Aujourd’hui, les mots sont indispensables à ma vie.
Je ne peux plus me passer d’eux.
J’écris pour sortir de moi.
Mes mots touchent à l’intime, aux sens, au sensible.
Ce qui est des plus personnels, pourtant, parfois touche à l’universel.
René Char a écrit : « Les mots qui vont surgir savent des tas de choses que nous ignorons d’eux. »
J’écris aussi pour la mémoire, pour laisser une trace.
Une trace de ceux que j’ai croisés, aimés.
Mais aussi, sans doute, une trace de mon passage sur cette terre afin que celui-ci ne soit pas vain. Quand je ne serai plus, peut-être, je dis bien peut-être que mes mots, eux, resteront et feront vibrer encore…
Et puis, j’écris pour dénoncer.
Car on ne peut rester à l’écart du monde.
Ma façon à moi de manifester, c’est d’écrire.
Décrire et interpeler.
L’esthétique du vers libre et des sens
Définir son propre style est un exercice délicat. Je préfère vous décrire la dynamique de mon écriture.
Sans doute marquée par ma formation en Arts Appliqués, la beauté et l’harmonie m’interpellent, même lorsque les thèmes abordés sont les plus sombres.
Souvent j’entends : « c’est beau ». Même quand c’est triste.
Formellement, mon écriture emprunte à la chanson et au vers libre une musicalité immédiate.
Les rimes servent moins l’ornement que la mémorisation et le rythme.
Quand je suis dans la rue et que les mots viennent. Cela m’aide à retenir, à revenir.
Et c’est dans cette liberté du vers que j’explore les profondeurs de l’âme, du cœur, mais aussi — et sans tabous — les vibrations intimes du corps, du désir et de la relation à l’autre :
Liberté d’écrire, de décrire cette lame de fond qui transporte. Le critique littéraire et poète Daniel Leuwers l’a d’ailleurs souligné dans une lettre qu’il m’a écrite et où il a repris deux de mes vers :
« Juste être l’esclave
De nos désirs suaves »
Mon écriture est à l’image de ma personnalité : nature, « sans chichis ». Elle tend donc vers une simplicité que je revendique. Pour autant, comme chacun sait, la simplicité est souvent la plus grande des exigences littéraires.
Quant aux grandes thématiques qui m’animent, je vous renvoie à la page consacrée à Mes poèmes [lien vers cette page] pour les découvrir.
Influences et rencontres artistiques
Aux sources de mon inspiration
Loin de la poésie pure, ma première et plus significative influence réside dans la chanson. Le rythme, la mélodie et la mémorisation des airs qui ont bercé mon enfance continuent d’insuffler une certaine musicalité à mes vers, comme je l’évoquais plus haut.
J’ai déjà parlé de l’homme à la moustache, Guy de Maupassant.
Citons également ma fascination pour les Romantiques français (Hugo, Chateaubriand, Lamartine). Ce courant, avec son lyrisme ardent et son exploration des thèmes intemporels de l’amour, la mort et le temps qui passe, ont forgé ma quête d’une expression exaltée des sentiments.
Au fil des lectures et des rencontres, d’autres voix ont enrichi ce socle :
- Pierre Louÿs,
- le Mouvement de la Négritude avec Aimé Césaire,
- Apollinaire et son audace formelle,
- Maram al-Masri (Cerise rouge sur un carrelage blanc est un livre que j’adore).
Enfin, mon écriture est profondément nourrie par ceux qui tissent la poésie dans le quotidien. La manière dont Yvon Le Men mêle récit et poème (Besoin de poème), et l’approche de la biographie chez Jacques Higelin confirment que la poésie est avant tout une affaire de vie. Des découvertes plus récentes, comme l’écriture-témoignage d’Annie Ernaux (Écrire la vie, Passion simple) et la puissance intime du Voile noir d’Anny Duperey, sont des références incontournables.
Ce dialogue entre le lyrisme hérité et les voix contemporaines, franches et sans fard (comme la Poésie-Bagarre de Sarah Kügel), définit le paysage dans lequel j’écris.
L’éveil scénique et les voix déterminantes
Mon engagement sur la scène poétique a été marqué par des rencontres fondatrices, dès 2006, lors d’une scène ouverte près de la gare de Lyon. Là, j’ai rejoint le mouvement Europoésie avec Joël Conte et Philippe Barbier.
D’autres figures majeures ont jalonné ce parcours, comme l’universitaire Giovanni Dotoli ou le poète Daniel Leuwers.
Je garde un souvenir précieux de mon amitié et de mon échange poétique avec le comédien Pierre Londiche. Au-delà de son talent et de son humilité, nous partagions, malgré quarante ans d’écart, le même manque maternel à propos duquel nous avons tous les deux écrit.
Puis, en Normandie, de nouveaux visages sont apparus tels que Philippe Dupont et Amar Benhamouche. Et, en 2025, j’ai découvert de nouveaux lieux et surtout de nouvelles voix comme Alexandra Cretté, Sarah Kügel, sans oublier Charlotte Bellanger.
Collaborations
- Du poème à la scène
En février 2024, je suis contactée par Pierre Margot, comédien et metteur en scène. Il met en scène un spectacle pour La Coursive, scène nationale de La Rochelle. Il s’agit des Voluptueuses, chansons à susurrer où quatre musiciennes-instrumentistes reprennent des chansons érotiques écrites par des femmes. Il souhaite y adjoindre des poèmes. L’un des miens, L’appel l’a interpellé et sera enregistré par Natalie Dessay. Le spectacle est parti en tournée et mon poème avec lui, quelle aventure ! - Animations poétiques
Après avoir adhéré à Rencontres Européennes–Europoésie, je me suis de plus en plus impliquée dans l’association. Au côté de Philippe Barbier, poète villabéen, j’ai animé un café-poésie à la maison des délices (12e arrondissement de Paris). Ce duo a duré deux années. - Promenades poétiques
Rencontres Européennes-Europoésie organise des promenades poétiques animées par les adhérents volontaires. Il s’agit de proposer une déambulation dans un jardin ponctuée de lectures. J’ai participé à plusieurs de ces rendez-vous, en y associant mes connaissances en architecture et en culture.
🍂 2007 – Le parc de l’Île-Saint-Denis
La bibliothèque de mon service devient une alliée précieuse. Les impressionnistes ouvrent le bal, suivis par les voix de Maupassant et de Zola.
🍂 2008 – L’Armada de Rouen
Cette fois, cap sur les quais. Après une matinée marine, nous poursuivons le long du Robec jusqu’au parc de l’école d’architecture. Pour cette première édition rouennaise, je convoque les grands classiques : Alain, Flaubert, Malot, Maupassant, Maurois… et bien sûr Victor Hugo, incontournable.
🍂 2009 – Le parc de la Villette
La troisième promenade s’est tenue au parc de la Villette, conçu par Bernard Tschumi. Le projet du parc, pensé comme une succession de cheminements inspirés de bobines de film, a servi de fil conducteur. Cette année-là, Boris Vian était mis à l’honneur. Nous avons lu Le tango du boucher, Cinématographe, et exploré l’argot du louchébem. Les participants ont découvert la transformation de leurs noms dans ce langage. Pour rappeler l’histoire du lieu, marqué autrefois par un gibet, nous avons également proposé la Ballade du pendu de François Villon.
Et après…
D’autres promenades ont suivi, à Rouen, lors des rassemblements de grands voiliers :
🍂 2019 – Le Jardin des Plantes
🍂 2023 – Le champs des Bruyères
En 2018, dans les jardins du musée Gustave Flaubert de Rouen, je croise Philippe Dupont. En discutant, on se découvre une passion commune : la poésie. On a des projets, mais le covid y met un coup d’arrêt.
Textes primés et publications
En 2012, la SNCF lance un concours « Faites votre déclaration pour la Saint-Valentin ». Le texte que j’ai envoyé reçoit le premier prix. Mon poème est affiché en grand à la gare de l’Est à Paris.
Passionnée par la langue française, je participe régulièrement à l’opération Dis-moi dix mots. J’ai eu le plaisir de remporter le premier prix à deux reprises et me suis classée dans les dix premiers de nombreuses fois.
J’ai aussi reçu un prix suite à un concours organisé dans le cadre du Printemps des Poètes. Cette année-là, c’était sur le thème Éphémère.
Obtenir une récompense pour sa participation à un concours d’écriture est toujours une immense satisfaction. Souvent, les jurys sont composés de personnalités reconnues ou de figures connectées au monde littéraire. Voir son texte retenir leur attention donne confiance en soi, et surtout en sa plume.
En 2008, je rencontre au marché de la poésie, place Saint-Sulpice à Paris, le professeur Giovanni Dotoli, professeur à l’université de Bari. Il me demande de lui envoyer trois poèmes. Ces écrits figurent désormais dans une anthologie où il laisse la place à trente auteurs vivants : Anthologie de la poésie érotique française du Moyen Âge à nos jours [lien vers l’Anthologie de la poésie érotique française du Moyen Âge à nos jours-Giovanni Dotoli-Editions Hermann]
Puis, du même directeur de publication, six de mes autres textes sont publiés dans La poésie érotique féminine française contemporaine [lien vers La poésie érotique féminine française contemporaine-Giovanni Dotoli-Editions Hermann]
En 2025, j’ai composé un poème consacré au thème du féminicide, dans le cadre de l’initiative « L’Art contre le féminicide » portée par Lili Leila Elmahi et Gisèle Mayet-Albagnac. Ce poème a été publié au sein d’un ouvrage collectif édité par la Maison d’édition Nombre 7.
J’ai beau avoir vingt années d’écriture derrière moi, je n’ai pas encore publié un recueil complet de mes poèmes. C’est en partie parce que je porte haut ce qu’est un recueil de poésie. Il doit avoir ce petit plus qui le rend unique. Mais je compte bien y remédier.
Pour me donner du courage, je souhaite terminer en laissant la parole aux personnes qui ont eu la gentillesse de me trouver du talent.
Ce qu’on dit de la poésie de Sage Lahorie… en Normandie et ailleurs
Je me souviendrai toujours des mots d’encouragement de Catherine Belkhodja, comédienne, poète de haïkus, éditrice et animatrice télé. Lors d’une scène ouverte, elle est venue et m’a dit : « Quel prénom Sage. Inoubliable! Bien choisi. Et puis, il ne faut pas te cacher derrière tes feuilles. En plus, tu as le corps qui va avec tes textes: il faut s’en servir. »
Sans oublier les félicitations du regretté Pierre Vassiliu. De passage à Beaune, je me rends à un festival : j’assiste à un dîner dont il est l’invité d’honneur. Il monte sur scène. De lui, je ne connais que « Il a une drôle de tête ce type-là… ». Et là, on rit, on rit… de ses phrases toujours sur le fil, et qui file vers l’humour. Puis, arrive la possibilité de participer à une scène ouverte. Je n’ai rien prévu. Mais j’ai plusieurs de mes poèmes en tête. À la fin de la soirée, la tête d’affiche va partir. Et, oh surprise, elle fait un détour pour me féliciter sur un de mes textes un peu coquin. Et ce n’est pas rien, vu les sujets de ses chansons.
Et, comment ne pas évoquer les mots d’anonymes croisés sur la toile ou dans la vie de tous les jours. Je ne saurais tous les citer ici, mais ils me touchent en plein cœur. En voici quelques illustrations :
Lors d’un concours où j’ai eu le premier prix, le texte arrivé en deuxième position était magnifique. Et, je ne sais ce qui a fait que le mien a été préféré. C’est alors que quelqu’un m’a dit : « ton texte avait de l’émotion, ce qui faisait défaut au second, aussi bien écrit soit-il. »
En octobre 2025, lors du LinkTober 2025, des commentaires qui disent beaucoup et font mouche sur mes textes :
« J’aime beaucoup comment ta poésie embrasse la modernité ! » Adeline Chague.
« Profondément touchant. La poésie semble amplifier ces émotions que tu décris si bien. C’est beau, lumineux et à la fois si sombre » Anne-Claire Prudhomme.
« Tes mots ressemblent à des lucioles qu’on libère dans la nuit : chacun éclaire un petit bout du chemin, et ensemble, ils dessinent une constellation invisible. N’est-ce pas cela, au fond, la poésie : apprendre à relier des étincelles pour en faire un ciel habité ? ». Nathalie Colombat.
Un jour, dans le train qui m’emmenait au travail, j’étais assise avec trois autres femmes. J’avais avec moi plusieurs de mes poèmes. J’ai proposé de lire quelques textes, dont certains à caractère érotique. Et il y a eu cette phrase : « On croyait que la poésie, c’était chiant. Mais, non ! Et, vous savez si bien écrire, décrire ce que nous vivons, avec notre corps, nos sens. »
Alors oui, la poésie, c’est tout sauf « chiant ». Et je vous invite à vous faire votre propre idée en découvrant mes poèmes. [lien vers la page « Mes poèmes »]